29 mai 2026

Rencontre avec
Laszlo Badet & sa maman

À l’occasion de la Fête des Mères, Laszlo Badet, créatrice culinaire et mannequin originaire de Suisse, imagine pour Des Petits Hauts une parenthèse douce et intime au bord du lac Léman.
Aux côtés de sa maman, elle met en scène les pièces de la collection PE26
à travers une série d’images sensibles autour de la transmission, des souvenirs et du lien mère-fille.
Nous avons posé quelques questions à Laszlo sur son rapport aux vêtements,
aux souvenirs et à ce qu’elle partage avec sa maman.

Quel est le premier souvenir que tu gardes du dressingde ta maman ?

Je n’ai pas une première pièce en particulier, mais j’ai beaucoup de souvenirs très précis du dressing de ma maman. Ce sont des vêtements et des objets qui m’ont marquée par les histoires qu’ils portaient, les souvenirs qu’elle me racontait autour d’eux, ou simplement parce qu’elle les portait tellement souvent qu’ils faisaient presque partie de son image de jeune fille, de femme, de maman ou d'épouse.

Je me souviens avoir toujours adoré quelques bijoux que mon papa lui avait offerts, une bague en perles Swarovski, un sac en serpent qu’elle avait depuis ses 16 ans, ou encore un t-shirt d’un créateur qu’elle conservait depuis toujours avec une soucoupe volante et qu’elle avait reçu après un défilé à Paris.

Mais la pièce la plus fétiche pour moi, c’était une chemise à petites fleurs, un peu style Liberty vintage, qu’elle avait trouvée en brocante. J’adorais lui voler. Je l’aimais plus que tout. Puis un jour, elle me l’a offerte et je l’ai énormément portée à mon tour. Pour moi, c’était une pièce exceptionnelle.

On s’est toujours énormément prêté nos vêtements, et on continue encore aujourd’hui. Comme j’ai très vite eu une silhouette de grande adolescente, cela nous permettait vraiment de mélanger nos dressings dans les deux sens. C’était pareil avec ma petite sœur. Le vêtement a toujours été quelque chose de très vivant et affectif chez nous.

le look de sa maman :

le look de Laszlo :

Laszlo badet

J’aime la manière dont la collection été Des Petits Hauts mêle douceur des matières,couleurs lumineuses et détails délicats. Les pièces semblent naturellement dialoguer avec le paysage.

Printemps/Eté 2026

Tu as choisi de shooter avec ta maman au bord du lac Léman,à Cully. Peux-tu nous en dire plus sur ce choix ?

Je suis originaire du village de Cully, dans le canton de Vaud, au cœur de la Suisse, au bord du lac Léman. Lorsque j’ai découvert le thème de ce shooting pour Des Petits Hauts, j’ai tout de suite eu envie de le réaliser au bord du lac. Le lac a pour moi une résonance immense, probablement encore plus intime que la mer, qui reste quelque chose de plus lointain dans mon imaginaire.

L’idée de shooter au bord de l’eau, dans les cailloux, m’a immédiatement ramenée à de très longs après-midi passés avec mes frères et sœurs à inventer des mondes au bord du Léman. Nous construisions des châteaux forts qu’il fallait protéger des vagues, des petites épiceries entre les pierres, des ateliers imaginaires avec mes sœurs et mes amies.

Je me souviens très précisément des odeurs de l’eau, du bois flotté, des algues, de tout ce que les vagues venaient déposer entre les galets. Pour moi, ce lac était un immense terrain de création.

J’avais aussi envie de travailler des images de rivage, d’eau, de coquillages et de matières naturelles qui puissent faire écho de manière très instinctive et poétique à l’univers de la capsule.

Avec ma maman, nous avons pris énormément de plaisir à nous promener entre Cully et Pully pour réaliser ce shooting. Et ce jour-là, nous avons découvert une plage complètement cachée à laquelle nous n’avions habituellement jamais accès, car le niveau du lac avait été abaissé, comme cela arrive parfois en Suisse. C’était un moment très beau et assez magique, comme découvrir un trésor caché dans un paysage pourtant familier depuis toujours.

Si tu devais résumer ce que ta maman t’a transmis en une phrase, un geste, une valeur, une façon d’être, qu’est-ce que ce serait ?

Je crois que ce serait l’art de créer le beau avec presque rien. C’est quelque chose que mes parents partageaient énormément tous les deux. Ils m’ont transmis cette capacité à rêver, à fabriquer, à inventer des mondes avec des choses très simples, mais faites avec beaucoup d’attention.

J’étais un enfant très silencieux, très souvent dans mon coin à fabriquer de petites choses avec mes mains. J’ai parlé très tard, mais cela m’a profondément ancrée dans une manière de m’exprimer autrement, par les gestes, les objets, les matières, les projets. Ils m’ont appris à observer, à être attentive à la moindre petite chose, à comprendre qu’un détail ou un objet simple pouvait porter énormément d’émotion et de beauté.

Aujourd’hui encore, je suis profondément touchée lorsque je peux offrir quelque chose que j’ai fait moi-même, même quelque chose de très simple, parce que ce sont souvent les choses les plus sincères qui racontent le mieux qui nous sommes.